jeudi, juin 29, 2017

KORA AWARDS AfrikaPatrimony : La MBIRA, Instrument Africain De Musique Originaire Du Zimbabwe

La mbira est un instrument africains de musique très anciens du Zimbabwe.De nombreuses histoires  reflètent la mystique qui entoure l’instrument et révèlent la profondes communion entre la mbira et la culture shona.

Des découvertes archéologiques suggèrent que la mbira était jouée au Xe siècle,au  XVe siècle et au XVIe siècle à la cour de Munhumtapa.

UN RITUEL DE POSSESSION :                                                                                    La mbira joue son rôle le plus spectaculaire et le plus important au cours de rituels de possession nommés bira. La musique jouée lors de ces rituels à l’aide d’au moins deux mbiras provient exclusivement de la mbira dzavadzimu, mbira des esprits des ancêtres , la mbira la plus ancienne. Ici il est important de rassembler la famille pour procéder aux rites de possession ancestrale. la musique des mbiras attire l’esprit d’un ancêtre qui prend possession du corps d’un médium pendant au moins une nuit entière. le rôle de médium est joué par un membre de la famille qui conseille, prévient et aide. Quand le médium tombe en transe au son de la musique, l’esprit se substitue au médium dont la personnalité disparaît. la famille lui présente ces doléances et sollicite sa sagesse. Dans la culture shona, les morts appartiennent à la société physique. On a recourt à ces rites résoudre des problèmes comme les sécheresses, les maladies…                                                                                                                                                                                                                                 Cette cérémonie se déroule en deux parties.                                                                                                      

 première partie : les mbiras sont accompagnées de chants, de battements de mains et de hochements de hosho. Quand l’esprit arrive, c’est le moment des consultations. La musique devient plus douce et les joueurs de mbira improvisent davantage sans l’accompagnement des hochets, pour que l’esprit puisse s’exprimer. 

deuxième partie : le matare, moment essentiel de la cérémonie bira, où l’esprit donne des conseils individuels ou communautaires.

À l’occasion de la bira, les musiciens et les villageois se partagent trois façons différentes de chanter: 

Le mahon’erachant grave, doux, qui utilise des syllabes plutôt que des mots.

Le huro : chant haut qui produit des lignes mélodiques.

Le kudeketera : chant verbal basé sur la poésie shona et sur des textes improvisés.

Le chant,improvisé dérive des mélodies et des rythmes instrumentaux qui participe à la polyphonie du morceau. En plus du bruissement de coquillages, de pièces métalliques ou de capsules accrochées à la caisse de résonance de l’instrument  ce qui genère un bourdonnement favorable a ce que la musique mbira puisse remplir la conscience des participants. 

 les Gwenyambiras : les joueurs de mbira , personnes respectés  doté d’une  maturité et une personnalité spirituelle forte ayant consacré leur vie à jouer sous la direction du génie-esprit car n’étant pas pleinement maître de leurs instruments, sont des musiciens professionnels qui travaillent à la demande dans le pays.

 Tout le monde ne peut pas jouer de la mbira L’apprentissage de l’instrument est aussi important que la bira à cause des esprits qui y jouent un rôle important  investissant les rêves du jeune musicien, le guidant et l’encourageant. Rien n’est écrit, cela doit être inné chez le jeune joueur qui imite en regardant par-dessus l’épaule du musicien profesionnel.

Le répertoire de la mbira : il compte environ une centaine de morceaux transmis oralement de génération en génération à la postérité et reconnus capables de susciter des effets transcendants sur l’assistance et créer le lien entre vivants et morts.

Le choix des chants cela dépend de l’esprit à invoqué ; pour un membre de la famille, on jouera les morceaux qu’il appréciait de son vivant ; on utilisera pour un chef des chants anciens du répertoire ; quand à Makwombwe, le plus puissant génie-esprit des shona, les chants les plus anciennes seront interprétés.

 Les nouvelles chansons : un nouveau chant doit être approuvé par les esprits qui  sera nommé par ceux-ci. A chaque nouvelle pièce du répertoire traditionnel est imposé une mélodie et un rythme par, les –kushaura- et les –kutsinhira-.   propice à la méditation et à la transe. 

LA MBIRA ET LES FEMMES :                                                                                                                                    Pendant très longtemps, la mbira fut exclusivement réservée aux hommes. Jouer de la mbira implique une excellente endurance physique et psychologique pour invoquer les esprits et jouer plusieurs jours et nuits successivement sans interruption, un déplacement perpétuel ; mais ; les femmes devant rester à la maison pour s’occuper des enfants et du foyer, ne pouvaient en jouer. mais aujourd’hui , au Zimbabwe, il n’existe qu’une poignée de femmes artistes de la mbira. on a l’exemple de Stella Chiweshe.

https://www.youtube.com/watch?v=klO53XOcJJo

https://www.youtube.com/watch?v=MrxXw9UYE80 

https://www.youtube.com/watch?v=0EIt622vXKk

 

                                LA LÉGENDES                                                  

    Muchatera Mujuru, musicien raconte que, la mbira apparut pour la première fois dans un lieu que l’homme blanc n’a jamais visité, un lieu appelé «Zimba Risina Musuwo(Maison sans portes)», situé au nord de Rusape dans la direction des Monts Darwin. le son de la mbira jaillit mystérieusement d’un large rocher près d’une maison circulaire en pierre, sans porte. Les gens se rassemblaient chaque fois qu’ils entendaient la musique de la mbira provenant du rocher. Une voix désincarnée raconta aux gens le nom de chaque chanson qui était jouée. Les gens pensaient que la voix était celle de Chaminuka, l’esprit shona le plus important et un grand faiseur de pluie. Plus tard, Chaminuka prit possession d’un homme appelé Nyadate par lequel il raconta aux gens comment fabriquer la mbira. Les gens apprirent ensuite à jouer en écoutant le rocher. Nyadate informa les gens que la musique mbira était la musique préférée des esprits. Plus tard, il disparut dans la mer. Et on ne le revit jamais plus. On dit également que les touches de la mbira étaient construites à partir du fer fondu provenant des mines des montagnes et collines sacrées où les chefs shonas étaient enterrés. Chaque touche représente ainsi un esprit.

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